Bonsoir tout le monde !

Ma participation :

Nous formions un CLAN PRECIEUX dans le sein de notre mère. La FAMILLE, c'était toi et moi. Les autres, papa, maman et notre grand frère, nous ne les connaissions pas vraiment. Sans doute deviendraient-ils importants après notre naissance.
Souvent, nous les entendions parler... Quelques bribes seulement : bébé, mémé, PARRAIN, baptême... Nous ne comprenions pas grand chose à ces conversations, mais elles nous berçaient.
Je te sentais si proche de moi par ton esprit et par ton coeur qui battait à l'unisson du mien. C'est que nous partagions le même nid, serrées l'une contre l'autre ! Tu étais plus que ma SOEUR, tu étais ma jumelle, tu étais un autre moi, et j'étais un autre toi.

Et puis ? Que s'est-il PASSE ? Ton coeur s'est arrêté. J'ai eu beau essayer de communiquer, comme nous le faisions depuis que nous étions deux, tu ne répondais plus, tu ne bougeais plus. Ce fut pour moi une atroce DECHIRURE.
Bien sûr, je ne serais pas enfant UNIQUE, j'aurais mon grand frère, avec lequel j'ai formé un binôme extraordinaire, mais Toi, Toi...
Toi, tu n'étais pas là pour me soutenir et me DEFENDRE,
Toi, tu n'étais pas là pour recevoir mes confidences et partager mes secrets,
Toi, tu n'étais pas là pour les jeux et la COMPLICITE.

Toi, tu as laissé en moi un vide vertigineux, qui n'a fait que se creuser encore et encore au fil du temps. Je peux te le dire, malgré l'affection de notre frère, de nos soeurs et de mes amis, je me suis toujours sentie terriblement seule, parce qu'il me manquait Toi !

Tu n'es plus là depuis longtemps, pourtant il me semble parfois te sentir près de moi. Je veux croire que tu m'attends quelque part, et que je pourrai te rejoindre un jour.
Bonsoir, le groupe des belles plumes.
Absente pendant plusieurs semaines pour cause de vacances au bord de la mer, à profiter du soleil de la mer, de la détente et du grand air, j'ai mis de côté le jeu.

Mais tout à une fin, et il a fallu laisser la place aux nouveaux vacanciers qui arrivent.

De nouveau entre mes 4 murs, je reprends la plume.

Voici ma participation


Il fut un temps, ou la FAMILLE formait un CLAN très soudé. Une COMPLICITE mise à rude épreuve quelque foi, mais l'honneur était très important et on le protégeait, tel un PRÉCIEUX trésor.
Tout le monde était là à se soutenir, prêt à DEFENDRE la veuve et l'orphelin, la fille ou le fils, la SŒUR ou le frère, qui avait suivi un chemin de traverse pas très recommandable.
Quand venait l'absence d'un parent, la marraine ou le PARRAIN prenait le relais pour assurer l'éducation et la prise en charge de la famille endeuillée.
C'était le noyau, ce bloc qui faisait la force de cette union et qui faisait ce réunir autour d'un repas tous les membres de cette belle tribu.
L'évolution de la vie, l'explosion de la société et l'ouverture vers un monde plus attrayant, a fait se creuser des sillons qui, peu à peu, sont devenus au fil du temps, des canyons sans que l'on se rende vraiment compte de la fracture qui a occasionnée toutes ces DÉCHIRURES au sein de la famille traditionnelle.
Bien sûr, il existe encore des familles soudées, mais elles deviennent presque UNIQUES dans ce nouveau monde.
Alors, comme pour se rassurer, maintenant on parle d'un PASSE pas si vieux, qui est largement dépassé.
th (14).jpg


Bonjour à tous et toutes, Amies des Mots qui Vagabondent.... :D

Merci Dokkaz pour ce texte très émouvant :oops: ça remue !...tu ouvres le bal en nous mettant les larmes aux yeux !
...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr ! :D

Un bonheur de te retrouver Lilochka :D ...ce sont tes belles vacances sous le soleil qui t'ont dicté ce beau texte ?...tu nous ramènes à la famille que nous aimons, celle que nous voudrions pour tous et toutes !
...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr ! :wink:

Après Dokkaz et Lilochka, qui pour nous régaler encore ?


:P
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Bonjour à vous,

Voilà ce que je vous propose :oops:


Kao le chien et moi vivons chez Babou le chat. Non pas qu'il soit arrivé le premier mais une fois installé, il s'est arrogé le titre de maître des lieux . Il condescend toutefois à partager le site avec nous et deux magnifiques pondeuses : Mirab'aile et Pimpren'aile et leur petite SOEUR, Grignote, adorable petite souris blanche que Kao s'emploie à DEFENDRE quand elle se refugie dans ses grosses patounes.
Mon PARRAIN avait une passion : les serpents et pour les nourrir, l'affreux élevait des souris . Ce fut une source de conflit entre nous et nous avons frôlé la DECHIRURE dans notre belle COMPLICITE mais heureusement notre affection mutuelle a toujours triomphé !
Mais à ce jour, c'est du PASSE, car il a dû se séparer de ses PRECIEUX amis pour investir un nouveau logement et c'est ainsi que j'ai sauvé Grignote qui a rejoint notre petit CLAN.
C'est ma FAMILLE qui est UNIQUE en son genre mais qui me convient bien. :)

Au plaisir,
images (8).jpg
:D ...Oxytany, merci pour cette tranche de vie animalière !...c'est enlevé et complètement original !...voilà une famille pas commune du tout du tout ! :wink: :P
...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr ! :wink:

Trois Belles Plumes ont déjà déposé dans la charrette ! :D
...alors, pour le plaisir de lire et d'écrire...qui pour les rejoindre ? :wink: :P
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
SŒUR Giuliana ne s’était pas réfugiée au couvent pour l’amour de Dieu, bien qu’elle fût fervente croyante. Elle aurait volontiers vécu sa vie de femme dans le monde et fondé une FAMILLE. Cependant son père, un PARRAIN de la mafia, s’était mis en tête de lui faire épouser un de ses collaborateurs deux fois plus âgé qu’elle et il ne lui restait aucune autre possibilité.

Elle n’avait d’yeux que pour Luciano, le meilleur ami de son frère aîné, avec lequel elle avait noué au fil des ans une merveilleuse COMPLICITÉ. Mais il lui était impossible d’avouer cet amour et de DÉFENDRE sa cause auprès de son père pour qui seuls comptaient les intérêts du CLAN et les profits à espérer du mariage qu’il avait arrangé pour sa fille.

Si elle avait parlé, son père aurait utilisé les pires moyens pour décourager Luciano et l’aurait peut-être même froidement éliminé. Elle avait donc fait part à son père de son UNIQUE souhait d’entrer en religion, qu’en bon Sicilien il ne pouvait qu’accepter. Le départ loin de sa famille et de son aimé avait représenté une terrible DÉCHIRURE dont elle peinait à se remettre.

La vie au couvent était plus dure qu’elle ne se l’était imaginé. Ayant toujours vécu dans l’aisance, elle n’était habituée ni au froid, ni à la nourriture frugale, ni au travail, ni aux longues heures de prière, ni au manque de sommeil. Les quelques instants d’oisiveté qu’elle passait seule dans sa cellule lui étaient PRÉCIEUX car ils lui permettaient de revivre les moments heureux du PASSÉ.

Giuliana ne perdait pourtant pas courage car son aimé lui avait promis d’organiser son enlèvement et de l’emmener un jour vivre très loin de la Sicile, là où on ne les retrouverait jamais. Elle avait foi en lui et attendait avec espoir qu’il trouve un moyen de lui donner des nouvelles. En attendant elle continuait à jouer à la perfection son rôle de servante du Seigneur.
th (50).jpg

:shock: :D ...encore une histoire très bien racontée, Olonna !
...influence, loi du père, Mafia, amour et révolte...tu nous emportes !
Merci à toi :D ...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr !

Quel plaisir des textes si différents avec les mêmes mots donnés ! :D

...qui va faire fumer son imagination pour nous régaler encore ? :wink: :P
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Tu mets ta petite main dans la mienne et tu la sers fort. Tu es ce que j'ai de plus PRECIEUX au monde.
Je voudrais te parler de mon frère David, même si à quatre ans tu ne peux pas encore tout comprendre.

Nous avions trois ans d'écart. Il était le grand frère protecteur que j'admirais.
J'étais un enfant chétif, timide. Dans la cour de récréation, je me joignais plus volontiers au CLAN des filles qu'à celui des garçons. Les jeux de ces derniers m'effrayaient, trop violents et turbulents à mon goût.
J'ai subi bien des moqueries, mais David était toujours là pour me DEFENDRE.
Je me souviens de ce garçon qui lui avait lancé, juste pour l'agacer et m'humilier: " Elle est mignonne ta petite SOEUR ". Mon frère lui cassa deux dents.
Nous étions différents, mais unis par une profonde COMPLICITE.

A l'adolescence, j'ai bien dû admettre mon attirance pour les hommes. Je ne pouvais plus lutter, écrasé par ce lourd secret. Après bien des hésitations, je me confiai à David. Il m'écouta avec bienveillance, puis m'assura de son soutien:
" Je m'en suis toujours douté. Tu es mon frère, je t'aime comme tu es. "
Il prit ma défense, quand nos parents m'accablèrent de leurs reproches.
Il avait une si belle âme mon grand-frère...

Quelques années plus tard, David épousa la femme dont il était tombé éperdument amoureux. Et quelle joie quand il apprit qu'il allait être père !
" Tu seras son PARRAIN, si tu le veux bien."
Oh oui, je le voulais, de tout mon coeur.
Hélas, son épouse perdit la vie en mettant leur petit garçon au monde. Ce fut une DECHIRURE pour David. Fou de douleur, il plongea dans la dépression.
Je suis resté à ses côtés, je lui ai tenu la main les nuits où il hurlait sa souffrance. C'était à mon tour de le protéger, le protéger de lui-même.
Mais l'année suivante, il se tua dans un accident de moto.
Te laissant toi, mon petit amour...
Selon la volonté de David, c'est moi qui t'élève. Il avait pris des dispositions pour cela.
Tu es mon plus cher trésor. A nous trois nous avons construit une vraie FAMILLE. Car mon compagnon t'a accueilli avec bonheur.
Tu ressembles tellement à ton papa. Les mêmes yeux, le même sourire.
Et pourtant tu es UNIQUE, avec ta personnalité qui s'affirme peu à peu.
Je veux faire de toi un adulte libre de ses choix, quels qu'ils soient.
C'est ce qu'il aurait voulu mon grand frère...Il sera fier de son fils.
Dans ton regard si semblable au sien, se mêlent les souvenirs de mon PASSE, et les promesses de ton avenir...
father-3579183__340.jpg

:oops: ...quelle belle émotion, Sohalia!...une histoire émouvante, triste et pourtant emplie d'espoirs !...merci à toi :D
...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr ! :wink:

De bien beaux textes !...nos Belles Plumes se lâchent pour notre plus grand plaisir :D

Il suffit d'une idée, d'aimer faire travailler son imagination ou ses souvenirs...d'un crayon et d'une gomme :wink:

Merci les Belles Plumes ! :wink: :P
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Bonsoir à tous les emplumés ... et aux déplumés aussi! :D

Voici mon texte, un peu gris comme le ciel en ce moment!

Une triste histoire … pas loin d'être vraie !

Dans la FAMILLE, la COMPLICITE est un bien PRECIEUX  qu'il faut DEFENDRE; parfois le PASSE ressurgit et amène la DECHIRURE qui enfante les CLANS !

C'est ce qui m'est arrivé : je n'étais pas enfant UNIQUE, j'avais une SOEUR plus grande que moi par l'âge mais plus petite par la taille : c'était donc ma petite sœur !

Longtemps nous nous sommes entendus et elle a supporté mes bêtises, cachant ce qu'elle pouvait à nos parents jusqu'au départ de ma mère partie chercher ailleurs ce qu'elle croyait être le bonheur et ce fût la mésentente !

Je soutenais ma mère et elle mon père … comme c'est souvent le cas : les garçons la mère et les filles le papa ; la famille était divisée et tout le monde essayait d'y mettre son grain de sel : grands parents, cousins etc...

Les disputes étaient incessantes ; les injures et parfois les coups pleuvaient … un homme sage y a mis un terme : mon PARRAIN qui nous a éloignés, me prenant chez lui !

Mais le mal été fait et je ne fréquentais ma sœur que dans les grandes occasions : mariages, communions, enterrements … je l'ai perdue il y a quelques années et j'ai le regret stérile de ne pas avoir fait le premier pas qui nous aurait rapprochés dans notre vieillesse !

Mais c'est cela la vie !
Merci Chayonne ! :D
Mais une faute me saute aux yeux.
Ce n'est pas "sers", mais "serres". Désolée... :(
Belle nuit à tous... :D
papier-déchiré-avec-divorcé-famille-dessin-divorce-et-rompu-concept-de-213361497.jpg


Merci Tenderly pour ce beau texte qui, malheureusement, va rappeler de bien tristes souvenirs à certain(e)s. :(
Nous avons pris l'habitude de rire avec toi et tes chroniques de St Hom...mais aujourd'hui tu nous émeus !
...et tous les mots y sont, texte validé bien sûr ! :D

Chère Sohalia, tu devais être trop accaparée par la beauté de ton texte !...pas de prob, je rectifierai à la récap'... :wink:

Futures ou anciennes Belles Plumes, émouvantes ou drôles, au passé ou au présent, lire ces belles histoires ne vous donnent t'elles pas envie d'écrire ?

Nous vous attendons...Mamianne...Mamybjaa...Jiminy...Rhodia...et les Autres qui savent tenir un crayon ! :wink: :P
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
Merci Chayonne... :D
Toujours aussi adorable...
Etourderie surtout ! Mais aussi fatigue (mais bon, ce n'est pas une excuse )...
Encore trois semaines, et je suis en VACANCES ! Youpi ! :D
th (27).jpg
:P Sohalia, c'est toi qui est adorable !...malgré la fatigue et le travail tu prends le temps d'un texte :wink:

...merci à tou(te)s les fidèles des Mots qui Vagabondent !

Et bonnes vacances à ceux/celles qui partent :D

Bon. Je sais, j'exagère !...mais vous savez que même (et surtout) en vacances, nos neurones fonctionnent à 1000 000 000 à la minute ? :lol:
(autrement dit, n'oubliez pas les MV !) :!:
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
:D
..................................................................


J'ai toujours rêvé de voler.
C'est un rêve banal, mais ce qui l'est moins c'est que j'ai vraiment essayé.
Avec Jean mon ami, mon frère, nous avions dix ans.
Entrer dans le monde des grands nous perturbait déjà, mais il nous restait encore assez d'enfance pour ce genre de projet grandiose et naïf.

Nous étions monté jusqu'à la "Dent du Sabre", un promontoire qui surplombait de quelques mètres un plateau herbeux.
...en sauter n'avait rien d'un exploit, mais nous ne recherchions pas l'exploit.
L'idée nous était venue que pour voler il suffisait de le vouloir tous les deux et au même moment.
Nous espérions transformer ce saut en en vol par la seule force de notre COMPLICITÉ.

Le vent soufflait très fort ce jour là et la vue des débris divers tourbillonnant haut dans les airs nous avait inspirés.
Étourdis par nos discussions enfiévrées sur la méthode à suivre, nous avons fait ensemble une première tentative, main dans la main et yeux fermés.
...comment étirer le temps pour éterniser la seconde du saut, et restés suspendus entre le bleu vif du ciel et le vert hésitant de la colline ?

Nous n'avions jamais peur parce que nous étions ensemble.
Il ne pouvait rien nous arriver, tu veillais sur moi et je veillais sur toi, mon ami si spécial, mon frère si PRÉCIEUX.

Bien sûr nous nous sommes ramassés sur le sol, mais nous avons recommencé encore et encore, persuadés d'être des âmes SOEUR invulnérables...unis, excités et riant malgré nos écorchures.

Sa mère aussi a essayé de voler.
...mais elle y est allée seule et sans suivre de méthode.
Elle a juste ouvert la fenêtre, enjambé la balustrade et sauté du quatrième étage.
Jean était là...et pour ça j'en voudrai toujours à cette femelle.
Une maman ne fait pas ça à son enfant.

Mon ami s'est tétanisé.
C'est le bruit affreux du corps s'écrasant au sol qui l'a fait bondir sur le balcon.
Ensuite il ne se souvient de rien.
Il s'est retrouvé en bas avec des gens qui hurlaient, pleuraient, d'autres qui appelaient les secours.
La Cité est un CLAN.

Mon ami, mon frère, agenouillé auprès du corps brisé n'était plus capable de rien.
Sa souffrance me transperçait.
Je suis resté. Pour lui. Pour le décharger un peu de son trop lourd fardeau de chagrin, de remords, d'inquiétude.
...inquiétude parce qu'elle a survécu.
Elle a raté son coup, à moins qu'elle ne l'ai parfaitement réussi.

Je sais que c'est impossible et pourtant je la soupçonne de savoir en sautant qu'elle allait vivre !
...insipide et narcissique !...banale à pleurer.
Son "suicide" ne m'émouvait pas.

Elle avait passé sa vie à jouer les victimes, mêlant son fils à tous ses malheurs.
Elle le voulait pour elle, égoïstement et exclusivement.
...et maintenant qu'il grandissait elle haïssait tous ceux qui l'éloignaient.
Elle me haïssait.
Mais là, avec cette DÉCHIRURE provoquée, elle savait qu'elle l'envahissait pour toujours.

Après l'opération de ses fractures, on l'a ramenée dans sa chambre.
Jean m'y traîne avec mille précautions, silence et pas feutrés.
...précautions superflues car elle va aussi bien que possible.
Dans la pénombre de la chambre elle est parfaitement consciente et luit de toute sa pâleur cireuse, semblable aux statuettes phosphorescentes que les fidèles rapportent de Lourdes.

Jean a beau se ruer à son chevet, lui attraper la main et fondre en murmures attendris, je ne suis pas dupe.
...elle est très exactement là ou elle a voulu être, avec ses plâtres, ses attelles, son cathéter et la morphine qui se déverse dans ses veines.

Je voudrais expliquer tout ça à mon ami, mon frère, lui dire que sa mère n'a jamais trop su comment exister, et que les blessures, la maladie ou les drogues étaient ses seules façons de le faire.
...qu'elle n'a jamais voulu être une femme et encore moins une mère...quelle n'a jamais compris qu'elle avait une FAMILLE !
Elle voulait juste qu'on la décharge de la difficulté d'être, et tout ce qu'on peut lui souhaiter c'est de finir sa vie comme patiente dans une institution quelconque.

Si on lui supprimait sa folie, elle en trouverait d'autres !
...mais sa folie, c'est son fils.
Et son fils est mon ami, mon frère de coeur.

Je voudrai lui ouvrir les yeux.
...une mère, un père, un PARRAIN ne sont pas toujours une mère, un père, un parrain.
Je pourrai lui parler pendant des heures de cette santé mentale défaillante que mon ami continuerait à dispenser son amour en vain, à le gaspiller pour quelqu'un qui réinventerait toujours d'autres façons de s'abîmer.

Alors je me tais.
Je le regarderai la dédouaner de ses responsabilités une fois de plus.
...je la regarderai mettre son PASSÉ au futur, lui voler ses années à venir.
Je t'aiderai, je serai là, mon frère.
Je n'effacerai jamais les morceaux malheureux de ton enfance, cette mère banalement dysfonctionnelle, centrée sur elle même, s'appropriant ta jeunesse.

...et même si notre lien est fort et UNIQUE je ne peux pas t'apprendre à te DÉFENDRE contre elle puisque tu penses qu'il n'y a rien à défendre.

Elle surprend mon regard.
Elle sait que je sais.
...peu importe...je serai là ou je dois être...!

A t'elle compris la menace ?
...elle pourrait bien repasser par la fenêtre..................