Dans les années 50 le « Certificat de fin d’Etudes Primaires » bénéficiait encore d’un peu de considération. Avoir son certif c’était savoir compter, lire et écrire sans faire trop de fautes. Quand tout le monde obtiendra ce petit parchemin il perdra toute crédibilité. En revanche le « brevet » sera longtemps encore très recherché. C’était en fait un mini-bac qui permettait de se présenter à un certain nombre de concours de l’administration.
Quant au « bachot » il était réservé à une petite élite enviée. Avoir ses deux bacs, c’était quelque chose. En effet, on passait un bac en première avec des épreuves dans toutes les disciplines, un écrit et un oral. Seul le succès au premier bac permettait le passage en terminale, et on remettait cela un an après avec le deuxième bac.
Après 1964 on remplaça le « premier bac » par l’examen probatoire de français. Un barrage était tombé
Jean-Pierre Chevènement n’hésite pas à soutenir que 80% d’une classe d’âge doit être titulaire du bac.
Autant dire que ce premier grade universitaire devient une sorte de super certificat d’études qui ne prépare plus aux exigences de la faculté,
La dévalorisation du diplôme n’est pas l’unique problème posé par la nouvelle conception du but de l’examen.
Le bac n’assume plus ne serait-ce qu’un semblant de sélection entre les bons et les mauvais élèves, entre ceux qui sont capables d’aller en fac et ceux qui ne peuvent pas, entre les sérieux et les fumistes