Je ne sais si c'est le thread approprié. j'ose m'aventurer très chère Edel en espérant ne pas avoir fait un hors sujet (sourire)

Le documentaire de Nigel Cole sur Bruce Springsteen est d'une grande qualité. Nous y voyons là un condensé de la vie des années 50 à nos jours de ce grand nom du rock. C'est un documentaire bien construit, pudique, poétique et truffé d'images d'archives très rares.

Une phrase me reste en tête ce matin.
Bruce Springsteen a dit quelque chose de cet ordre "Il y a une raison pour laquelle on ne dit pas travailler, mais jouer ... c'est parce que c'est un plaisir cathartique et un privilège chaque soir sur scène"

http://www.tv-replay.fr/redirection/02-06-17/bruce-springsteen-born-to-run-arte-12422381.html
J'ai toujours aimé cette chanson qui avait fait jaser en son temps et que ma mère avait trouvé "dégueulasse" et m'avait interdit d'écouter car "ces choses là ne sont pas pour une fille de ton âge" je devais avoir 17 ans.
Mais comme, à cet âge là, on veut toujours faire ce qui est interdit ... Je l'avais enregistrée avec mon radio cassette et je l'écoutais en boucle 8). Presque un demi siècle plus tard, j'aime toujours autant cette chanson que je trouve d'une grande sensualité par ses paroles et sublimée par la voix cristalline de Catherine Le Forestier.

Au pays de ton Corps
    Je connais un pays on dirait un jardin
    Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
    Quand j’y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
    Tous les chemins
    J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
    La couleur de ta peau pour y lire les saisons
    Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon

    Et tout autour de moi tes bras font le décor
    Au pays de ton corps
    Au pays de ton corps
    Au pays de ton corps

    J’y ai vu des prodiges et de plus grands mystères
    Que l’été en décembre ou que la neige en mai
    A ce qu’il me semble plus je le connais
    Plus je me perds
    Et s’il mesure à peine 1m 80
    J’y fais plus de chemin avec un seul baiser
    Que n’en font dans le ciel les hommes et leurs fusées

    C’est un pays où l’on voyage avec les mains
    Le pays de ton corps
    Le pays de ton corps
    Le pays de ton corps

    Je connais un pays on dirait un jardin
    Je peux y vivre nue sans avoir jamais froid
    Quand j’y ferme les yeux je trouve sous mes doigts
    Tous les chemins
    J’ai le fond de tes yeux pour y chercher de l’or
    La couleur de ta peau pour lire les saisons
    Le creux de ton épaule pour ligne d’horizon

    Quand paresseusement je m’enroule et m’endors
    Au pays de ton corps
    Au pays de ton corps
    Au pays de ton corps

https://youtu.be/itxwv1lS-yI
Bonjour tout le monde =)

Cc Edel : Merci pour le partage . Oui c'est toujours bon d'enfreindre les interdits.. . Je ne connaissais pas cette chanson et je la trouve très belle. Quelle belle déclaration d' Amour. Waouh. !!!!
De quoi me laisser rêveuse.... :oops: :P

Bon dimanche. Bisous =)

Ps : Je viens de découvrir aussi la chanson Ta femme et je la trouve très belle (très juste) aussi.
J'adore cette chanson, je l'ai d'ailleurs souvent chantée... Bon pas aussi bien, j'en conviens !

Bon dimanche. :D
Les interdits ! Ben, j'étais pour ! :lol: :lol: :lol:

@ Edel, très belle chanson de Catherine le Forestier ! Je découvre...
https://www.youtube.com/watch?v=eumCvrSg3o4

chanson de la religieuse , interdite BRASSENS
lisa172 a écrit :
chanson de la religieuse , interdite BRASSENS

Issu d'une famille anti cureton , j'aime me souvenir , que ma grand mère m'offrait régulièrement à bouffer le cul d'une religieuse (c'était du gâteau ) , quand j'étais petit .

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

"Il n'y a plus d'amandes
Les écureuils ont tout mangé
etc ..."

https://www.youtube.com/watch?v=pjUAgKcmM4w

Avec le superbe accompagnement à la guitare par Riton , lui même .
Dans les années 50, Boris Vian avait fait le choix de vivre que de la chanson et écumait les cabarets parisiens pendant que le monde entier était à fond dans la crainte de voir péter une autre bombe H et puis après la bombe A
A cette même époque des pétitions ayant recueillies des millions de signatures pour l'interdiction de l'utilisation de l'arme nucléaire. (Si je ne dis pas de connerie c'est ce qu'on appelle l'appel de Stockholm) ont inspiré je pense Boris Vian -anar convaincu- pour écrire cette chanson

La java des bombes atomiques
Mon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur
Des bombes atomiques
Sans avoir jamais rien appris
C'était un vrai génie
Question travaux pratiques
Il s'enfermait tout' la journée
Au fond d'son atelier
Pour fair' des expériences
Et le soir il rentrait chez nous
Et nous mettait en trans'
En nous racontant tout

Pour fabriquer une bombe " A "
Mes enfants croyez-moi
C'est vraiment de la tarte
La question du détonateur
S'résout en un quart d'heur'
C'est de cell's qu'on écarte
En c'qui concerne la bombe " H "

C'est pas beaucoup plus vach'
Mais un' chos' me tourmente
C'est qu'cell's de ma fabrication
N'ont qu'un rayon d'action
De trois mètres cinquante
Y a quéqu'chos' qui cloch' là-d'dans
J'y retourne immédiat'ment

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D'améliorer l'modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d'un coup
Sa soupe au vermicelle
On voyait à son air féroce
Qu'il tombait sur un os
Mais on n'osait rien dire
Et pis un soir pendant l'repas
V'là tonton qui soupir'
Et qui s'écrie comm' ça

A mesur' que je deviens vieux
Je m'en aperçois mieux
J'ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C'est même plus un cerveau
C'est comm' de la sauce blanche
Voilà des mois et des années
Que j'essaye d'augmenter
La portée de ma bombe
Et je n'me suis pas rendu compt'
Que la seul' chos' qui compt'
C'est l'endroit où s'qu'ell' tombe
Y a quéqu'chose qui cloch' là-d'dans,
J'y retourne immédiat'ment
Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d'Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s'excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite
Mais sitôt qu'ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n'en est rien resté

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l'a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c'est un hasard affreux
Mais je jur' devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu'en détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D'avoir servi la France
On était dans l'embarras
Alors on l'condamna
Et puis on l'amnistia
Et l'pays reconnaissant
L'élu immédiat'ment
Chef du gouvernement


Il y a plusieurs interprètes je vous livre 3 versions que j'ai trouvé sur le net et qui me plaisent ;). Ma préférence va à Reggiani car il ne fait pas que la chanter, il la joue

Boris Vian

Serge Reggiani

Sanseverino
Renaud est un artiste qui m'a toujours touché (même si parfois, je trouve qu'il chante faux même ses propres chansons ;) ).
Il a quelque chose à dire à chaque fois. Ici, (même si ce titre a été moins médiatisé que les autres) il exprime une certaine colère au travers des yeux de l'enfance.

L'enfant demande de "vraies" réponses
Il y a de la révolte, de l’amour et de l’espoir, dans ces mots.
Il nous dit cet enfant "La haine ça n’apporte rien, puis elle viendra bien assez tôt" que de sagesse dans ces quelques mots ! .
Même s'il est en colère il a néanmoins des rêves :
  • devenir artiste
  • être autonome
  • savoir s'exprimer pour faire tomber les barrières...


C'est quand qu'on va où ? - Renaud
Je m'suis chopé 500 lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui m'demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future

Si on est punis pour ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fous-rien"
'vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!

Veulent me gaver comme une oie
'vec des matières indigestes,
J'aurais oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensable
Théorèmes de Pythagore !

Si j'dois avaler tout ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Paroliers : Merlot Leclerc / Renaud Sechan

Trouvé chez L'interface Paroles
Jade.jpg



Création : Jade Or
Réalisation : JADE OR VIDéOS

Les Wriggles - Les papillons

https://www.youtube.com/watch?v=Gym30Dmszuo


JADE OR VIDéOS :

https://youtu.be/oc4SWYgtUI8



:wink: :wink: :wink: ...................... :idea:
Les pièces jointes ne sont visibles que par les membres du Club-50plus.
En suivant un petit cliché facécieux :), je suis tombée sur ce texte.
Je me souviens de l'avoir entendue pour la première fois en montant vers Moulin. J'étais sur une aire de repos prête à repartir quand j'ai entendu cette chanson, je n'ai pas pu redémarrer, il m'a fallu le temps de la "digestion"
Par la suite, je l'ai écoutée souvent jusqu'à l’écœurement.
Aujourd'hui je l'ai entendue une nouvelle fois avec sérénité. Toujours aussi puissante...
Frederic Lerner Jeune parisien de 45 ans est, à mon sens, un auteur compositeur et interprète de talent.
En allant lire sa bio, j'ai découvert qu'il a participé à la création du générique de "Un gars, une fille" ça me fait tout drôle car pour moi, cette série est "vieille" et lui jeune ...


Le violon pleure - Frédéric Lerner


Une photo, vieille photo
En noir et blanc, datée au dos
21 décembre, hiver 43
Nom de code Dora

Mille manteaux, valises et chapeaux
Marchent en rang, comme un troupeau
Savent-ils vraiment ce qui les attend ?
D'autres certainement.

*REFRAIN*
Ecoute son histoire
Ecoute ce violon qui pleure
Au nom de la mémoire
Ecoute grincer sa douleur
Et même si le bois vieillit
Sa triste musique reste en lui

Un homme sourit comme pour dire merci
A celle qu'il aime, a-t-il compris
Qu'il y a des voyages d'où on n'revient pas,
Des trains pour nulle part ?
Il voudrait rester, juste l'enlacer
Etre né comme elle, ne plus se cacher
Partager sa vie, revoir ses amis
Adam, Noah, Elie

*REFRAIN*

Puis vint l'écho, la fin du ghetto
Quelques étoiles sur un drapeau
Mais la sienne qu'il portait si haut
C'était son défaut...

Trouvé sur Greatsong.net
Georges Chelon, ma jeunesse.

J'aimais l'écouter et fait extraordinaire, il avait le droit de cité chez nous (bon pas longtemps non plus faut pas exagérer)
Celle-ci m'avait marquée et j'avais adhéré aux paroles ... j'étais ado et encore pleine de certitudes et de colère ... Si les certitudes sont restées pour beaucoup intactes, la colère n'est plus de d'actualité car dans tout miroir il y a un côté en lumière et un côté obscur.


Georges Chelon - Barabbas

Si pour que je sois Jésus
Il fallut que mon père
Commette l'adultère
Avec une inconnue

Si pour que je sois Jésus
Il fallut que mon père
Et Marie et ma mère
Soient chassés de la rue
Et que dans une étable
De l'autre côté du sable
Afin de fuir la scandale
Au point d'une aube pâle
J'entrouvre les yeux
Sur quelques curieux

Moi je préfère m'appeler Barabbas
Avoir vu mon père et ma mère bien en face
Moi je préfère m'appeler Barabbas
Et être né sur la grand'place

Si pour que je sois Jésus
Tout ce qui me fait homme
Ne se résume en somme
Qu'à un bout de vertu
Si pour que je sois Jésus
Je trouve mon plaisir
Dans le fait de souffrir
Ou bien d'être battu
Que je n'aie point de dame
Que je n'aie pas ma femme
Rien, pas chef de famille
Pas de fils, pas de fille
Rien qu'un célibataire
Egaré sur la terre

Moi je préfère m'appeler Barabbas
Avoir connu toutes mes amours de passe
Moi je préfère m'appeler Barabbas
Même si je manque de classe

Si, si pour être Jésus
Il suffit d'une croix
Pour bien tendre ses bras
Pour y mourir dessus
Si, si pour être Jésus
Il ne faut qu'une croix
Moi je ne comprends pas
Qu'il n'y en ait pas plus

Moi je préfère m'appeler Barabbas
A qui le peuple à fait grâce
Moi je préfère m'appeler Barabbas
Et mourir sans laisser de trace
Enfin chacun fait son lit comme il se couche
Moi je l'ai fait rien qu'en détroussant les bourses
Enfin chacun fait son lit comme il se couche
Chacun pour soi et Dieu pour tous

Trouvé dansGreatsong.net
Mon Papa adorait Pierre Bachelet.

"Les corons"
de Pierre Bachelet

"Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond
Nos fenêtres donnaient sur des fenêtres semblables
Et la pluie mouillait mon cartable
Et mon père en rentrant avait les yeux si bleus
Que je croyais voir le ciel bleu
J'apprenais mes leçons, la joue contre son bras
Je crois qu'il était fier de moi
Il était généreux comme ceux du pays
Et je lui dois ce que je suis
Au nord, c'étaient les corons
La terre c'était le charbon
Le ciel c'était l'horizon
Les hommes des mineurs de fond
Et c'était mon enfance, et elle était heureuse
Dans la buée des lessiveuses
Et j'avais des terrils à défaut de montagnes
D'en haut je voyais la campagne
Mon père était "gueule noire" comme l'étaient ses parents
Ma mère…"

J'adore mais mon père n'était pas une "gueule noire" car il a été orphelin très jeune et peut-être aurait-il préféré le sous-sol plutôt que le sous-marin...